L’élaboration de l’espace dans lequel s’inscrit la gravure, procède chez C. Ferrié d’un jeu formel. Celui-ci nous renvoie à la surface et à la profondeur qui articulent la forme proprement dite. Les différents plans s’organisent selon une hiérarchie : les premiers renvoient aux franges, bordures, fragments, de la composition, les seconds donnent à lire la profondeur de la perspective.
Jeu formel, disions-nous, qui ne pourrait se concevoir sans le recours à la gestuelle et à sa spontanéité. La poétique qui se dégage de l’œuvre de C. Ferrié, est le reflet d’une abstraction, se situant à la frontière du visible, de l’invisible et de leurs métamorphoses.




